Jeudi 26 février à 19h30 : Citron Gare ! récital poétique avec les éditions le Citron Gare et cinq poètes
- il y a 6 jours
- 2 min de lecture
François Audouy pour Mémoire vive, Muriel Camac pour En direction de l'Ouest,
Xavier Frandon pour L'adieu au Loing, Basile Rouchin pour Dimanche sans bigoudis et Victor Ozbolt.


Certains poètes sont beaucoup édités par beaucoup d'éditeurs et pourtant, à lire leurs productions, j'ai du mal à comprendre pourquoi ces oeuvres-là ont été retenues plutôt que d'autres, à moins qu'il ne s'agisse d'un effet de mode.
Pire encore, il arrive que la lecture de ces textes choisis n’excite guère mon

imagination, ce qui a pour effet de provoquer à plus ou moins long terme un irrépressible bâillement qui peut déboucher sur une crampe de la mâchoire pouvant aller même jusqu’à son décrochage.
Pourquoi ?
C’est difficile à exprimer. Cependant, il y a quelques constantes. Ces poésies sont toujours bien écrites, mais il s’agit en général d’écritures de rigueur budgétaire ou, si vous préférez, de régime sans sel, champêtres (alors que la population de ce pays vit majoritairement en ville), intimistes, voire abstraites et pour finir désincarnées.
Je lis également des recueils de bidouillages sémantiques très virtuoses et/ou très modernes qui peuvent s’avérer aussi inconsistants que les ci-devant recueils lyriques, et dans lesquels le vécu n’est pas davantage au centre du poème, le seul engagement de leurs auteurs étant au mieux d’ordre artistique.
Si, si, ça existe. la majorité des poèmes est comme ça. Sans doute, les symptômes de cette maladie mortelle que les adultes nomment maturité.
Par ailleurs, d’autres poètes, trop nombreux, que j’ai eu l’occasion de publier dans Traction-brabant et que publient aussi des revues tierces, ne sont pas édités, malgré des démarches entreprises, et finissent par être découragés, alors que parfois, leurs textes, qui sont tout aussi bien écrits que les précédents évoqués, me paraissent en revanche beaucoup plus forts.
Pourquoi ?
Ces poèmes racontent des histoires, parlent d’êtres humains, collent de plus près à la réalité de l’action ou de vies intérieures débridées, ils ne refusent pas la révolte, n’excluent pas l’humour, ce propre de l’homme, ou la dérision, et si le besoin s’en fait sentir, accueillent l’exubérance des images chère aux surréalistes...
Patrice Maltaverne, éditeur ur de Citron Gare.


